The Hand Project

Les élèves de 5.6  fabriquent des prothèses de main pour des amputés dans le monde

Fontainebleau, 20 novembre 2025 — Dans le cadre d’un projet pédagogique, les élèves de 5.6 ont troqué leurs cahiers contre des tournevis, jeudi dernier. Sous la houlette de leur professeur de technologie, M. Pichot, et de l’équipe de M. Lefebvre, de l’association The Hand Project, ils ont assemblé dix prothèses de main destinées à des personnes amputées dans des pays en développement.

Une immersion dans le handicap

Pour mieux appréhender les défis quotidiens des bénéficiaires, les collégiens ont travaillé avec une main immobilisée, une expérience qui a marqué les esprits. « C’était difficile de tenir les outils, mais ça nous a fait réaliser à quel point c’est compliqué pour eux », confie un élève. L’exercice a aussi révélé l’importance du travail d’équipe : certaines étapes, comme le vissage d’un boulon, nécessitaient l’intervention de deux ou trois personnes.

Un cadeau personnalisé et humain 

Chaque prothèse, une fois montée, a été glissée dans un sac décoré par les élèves, accompagné d’une carte et d’une photo de l’équipe. « L’idée, c’est que les destinataires voient qui a fabriqué leur main. Ça crée un lien, ça rend le geste plus humain », explique M. Lefebvre. Les colis, désormais en route, devraient bientôt arriver entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin.

Un projet qui dépasse les murs de la classe

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative a permis aux élèves de développer leur empathie et de s’engager concrètement dans une action solidaire. « Voir leur fierté à la fin de l’atelier, c’est la preuve que la technologie peut aussi servir à faire du bien », conclut le professeur.
Témoignages d’élèves

Lénaïc Dejaune : Notre classe a créé des prothèses de mains pour les gens amputés en Afrique. Le mécanisme est simple comme bonjour : au départ, la main est ouverte puis, avec son autre main, on ferme puis on plie délicatement le poignet et « pouf ! », c’est ouvert ! Cette prothèse change leur vie, alors je suis heureuse d’y avoir participé. Merci et bravo !

Clémence Bruant : Au départ, on nous donne un pochon avec un mode d’emploi, les pièces à monter, et quelques outils. Grâce au mode d’emploi, nous avons pu monter notre prothèses. Nous avons laissé une petite lettre en anglais pour le nouveau propriétaire et un sac pour ranger et transporter la main. Sur le sac, il y a un petit dessin que nous avons dessiné. Il y a aussi une photo des personnes qui ont créé la main mécanique. Maintenant, quelqu’un qui a été amputé ou qui est né sans main ou sans bras pourra désormais dessiner, écrire, attraper des objets, et encore plus ! Cela change leur vie. Merci l’équipe !

Louis Danré : On a créé des mains. J’étais content d’avoir pu aider quelqu’un. Au début, c’était compliqué avec les petites pièces qu’on avait peur de perdre. mais finalement, on s’est bien débrouillés !